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Le Vendredi 3 Février 2012 au café de Fiac à 21h

Mon œuvre d’art aura comme unique objectif d’outrer les artistes
Mon travail est au croisement du "spectacle" détourné, de l'installation en direct et de la transcendance de mes limites corporelles. La forme présentée est une poésie directe ritualisée dans laquelle j'opère un sacrifice symbolique sur mon corps, mes pensées et les objets qui m'entourent. Le fond de mes réalisations est lui animé principalement par un sens éthique et politico-philosophique issu de mes obsessions, de mon vécu et de mes acquis culturels.
Ma conscience est double : celle d’un « homme » exprimant son existence dans ce monde et celle d’un « handicapé » qui cultive infatigablement sa différence dans le but de faire glisser les normes culturelles vers un nouvel inconnu. Ce corps « malade » étant un reflet intrinsèque de nos contradictions humaines et sociales, je l’utilise comme espace de « pensée » et de mise en confrontation de ces paradoxes.
Kamil Guénatri
Né le 2 février 1984 à Alger, il vit et travaille à Toulouse.
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Samedi 21 Janvier et Dimanche 22 Janvier de 10h à 18 h
Ecole Primaire Claude Nougaro - Damiatte (81)

Avec Onirique bestiaire, Cyril Hatt nous invite a nous souvenir de notre enfance, ce monde multidimensionnel ou le rapport d'échelle aux objets comme au vivant n'a d'égal que le vertige d'un imaginaire fulgurant à la lisière d'une forêt de possibles.
Lors de sa résidence à l'école primaire Claude Nougaro, le jeune plasticien a pour la première fois mis son travail à l'épreuve de la nature; jusqu'alors, son inspiration était centrée sur les objets de consommation courante qu'il reconstituait à partir de leur propre image, non sans que le résultat de cette manipulation n'évoquât la pratique taxidermique.
De la même façon, à l'aide de photographies et d'agrafes, Cyril Hatt a fabriqué des oiseaux qui s'échappent d'un vieux pupitre d'écolier, tels des pensées fugaces préférant les espaces éthérés à la rigueur d'un enseignement. Plus loin, c'est une girafe qui lorgne d'un œil fugitif l'extérieur de l'école par une ouverture placée très haut sous le toit. Le deuxième œil de l'animal reste vigilant à ce qu'il se passe à l'intérieur. Cette attitude semble faire allusion à l'autorité de ces passeurs de connaissance que sont les enseignants aux yeux des enfants.
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