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! VENDREDI 26 JUIN !
> 18h30 : Vernissage « privé d’dessert » conçu par Mathieu Lacaze.
> 20h30 : Ouverture exposition. Visite nocturne.
> Performance de Chloé Mons, invitée par Myriam Mechita dans le cadre de son installation réalisée chez Dorine et Christophe Larroque.
! SAMEDI 27 JUIN !
> 10h-19h : Ouverture exposition.
> 20h : Repas “Latitude 44°”, une pièce de Sabine-Anne Deshais, Collaboration musicale, Zwell. Prix : 12 euro Réservation indispensable sur www.villagenda.com
> 23h : DJ Set d’Opale (Ambient / Downtempo) et des surprises.
! DIMANCHE 28 JUIN !
> 10h-19h : Ouverture exposition.
> 19h : Soirée de clôture. Soirée guinguette, musette et + si affinité. |
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En dix ans, le village et les habitants de FIAC se sont inventé un nouveau totem avec + si affinité. Un rendez-vous impromptu avec la création contemporaine, chez l’habitant, où les artistes, les familles et le public pratiquent trois jours durant, à la période du solstice d’été, un cérémonial unique en son genre. Cette pratique consiste à réinventer à chaque fois une autre façon de créer, de donner et de recevoir tout en renouvelant le rituel de l’art contemporain. En dix ans, de multiples expériences ont pu être ainsi tentés. Elles ont aussi bien touché à l’espace physique et social qu’à l’intime, l’imaginaire, voire le magique. En particulier avec les deux dernières éditions intitulées /Trans-rituels/ qui ont largement fait appel à des cultures et à des concepts non-occidentaux. Pour cette dixième édition, le désir est de tirer une sorte de quintessence de ces approches tout en projetant leur potentiel dans l’avenir. En considérant l’art comme un possible inexploité à même de nourrir la construction du futur. À travers ce titre, le mot « totem » fait référence à la nécessité très actuelle de rétablir des continuités entre l’humain et son environnement, qu’il soit naturel, social, ou spirituel. Tel qu’il a été envisagé par l’ethnopsychanalyse, le totémisme a longtemps été marqué par une vision occidentalo-centriste stigmatisant la rupture entre l’homme moderne et les populations dites « sauvages » ou « primitives ». Ce qui a aussi permis, de Freud à Lévi-Strauss, de jeter les bases d’une nouvelle approche des organisations humaines en reconsidérant les passerelles entre espace physique et espace psychique. Reconsidérer le totémisme aujourd’hui consiste autant à revoir nos processus d’identification avec notre entourage naturel ou social qu’avec nos modes de production de biens matériels et spirituels. Ceci représente sans doute encore l’un des grands tabous auquel la civilisation occidentale se doit de faire face. Le phénomène du tabou, souvent associé à celui du totémisme, renvoie à l’interdit, au silence, et bien souvent à l’évitement. Les processus de « détabouisation» peuvent êtres considérés comme des facteurs d’émancipation, des passages obligés pour effectuer des sauts ou passer des caps. À l’inverse, les tabous peuvent être vus comme des garants de stabilité, d’harmonie et de cohésion interne, au niveau individuel, familial ou social. Que faire en effet de nos tabous, qu’ils soient personnels, intimes, ou bien collectifs et mondialisés ? Que faire aussi de ces totems modernes, actuellement en crise, comme l’argent roi et le profit individuel, les déferlantes d’images standardisées, ou la surmédiatisation ? Telles sont les questions paradoxales que souhaite instruire cette dixième édition de Fiac en misant sur les énergies croisées des artistes, des familles et du public, en vue de projeter une autre socio cosmogonie. Et sans oublier que le totémisme peut aussi être un système d’aide et de protection mutuelle, une méthode permettant aux membres d’une même collectivité de reconstruire ensemble une autre vision du monde.
Pascal Pique & Patrick Tarres
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! Virginie Barré préside aux destinées d’un univers de marionnettes ou de poupées effrayantes dont on ne sait s’il tient du magasin aux accessoires d’un film d’horreur ou du cauchemar d’enfance. Les deux semblent en effet mêler ici leurs influences, entre bande dessinée et death metal. Ce travail nous invite à pénétrer au sein de moments arrêtés dans tel film ou tel rêve d’angoisse. Et, comme dans tout scénario ménageant l’émergence de l’angoisse, le fou rire menace tout autant que la peur panique.
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! En me référant à l’art traditionnel et populaire latino-américain, à ses mythes, ses pratiques et à l’objet cultuel comme figure “intermédiaire”, je tente de construire un nouvel espace esthétique où ces deux notions, objet et sculpture, dialoguent sans cesse, l’un étant le support de l’autre. Je cherche à faire émerger cette impression ambiguë de familiarité et d’étrangeté propre à l’objet rituel ou religieux en soulignant la parenté entre l’objet cultuel ritualiste et l’objet d’art.
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Myriam Mechita Micro onde à Velizy-Villacoublay. Courtesy galerie Nosbaum et Reding à Luxembourg.
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! (...) Myriam Mechita se considère comme un sculpteur qui crée des installations et des formes énigmatiques. Les animaux qui constituent son bestiaire – chien, cerf, chevreuil, antilope, lièvre – sont dénués de détails et perdent leurs orifices aussitôt qu’ils sont en volume. Ils n’ont pas d’oreilles, d’yeux et de bouches et restent volontairement dans une forme primaire, tandis que les seuls humains représentés par l’artiste sont des décapités. Elle se sert aussi abondamment de paillettes, de fragments de miroir et de l’aluminium comme des leurres, pour créer des basculements de perspectives, donner l’illusion que les objets apparaissent et disparaissent, ou encore pour que le regardeur soit dans l’impossibilité de situer exactement l’oeuvre dans l’espace. De nombreux artistes revendiquent la polysémie de leurs travaux, entendue comme un mode d’interprétation par couches successives. Myriam Mechita, elle, préfère la polyphonie et donc le mélange des sens pour que la signification se dérobe.
≥ Alain Berland |
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Myriam Mechita travaille quelquefois en collaboration avec d'autres artistes. A Fiac, elle invite Chloé Mons à réaliser une performance dans le cadre de son installation chez Dorine, Christophe et Lunà Laroque, le soir du vernissage.
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Photo tirée du film “Quelque part sans language ni rue” de Myriam Mechita en collaboration avec Chloé Mons.
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Chloé Mons est une artiste qui aime par-dessus tout faire des expériences. -Musicales puisqu'elle chante, et chacun de ses disques est une plongée en apnée dans un univers sans compromis, où la tension n’en finit pas d'aiguiser les rêves. -Visuelles, puisque tout en poursuivant un parcours au cinéma, elle collabore régulièrement avec des artistes contemporains. C’est sans limites qu’elle s’investit dans des créations communes où le son vient embrasser l’image pour devenir une oeuvre singulière.
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« St Matthieu 5:29 », 2009. Shooting by Thierry Arensma & Cédric Tanguy. Paints by Carl Hasenpflug & Arnold Bocklin.
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! De surcroît, il faut voir son œuvre interpicturale, à la fois baroque et parodique, comme un palimpseste sous synchrotron, un peu comme si en déchirant une tapisserie de chambre d’ados on découvrait dessous des peintures rupestres. Jonglant entre photographies et vidéos, performances et installations, Cédric Tanguy n’a de cesse de dynamiter l’identité, d’équarrir son époque en l’envoyant parfois se faire voir dans la machine à “démonter” le temps. Car son pêché mignon il l’avoue : “confronter l’œuvre d’art historique, sa durée classique avec le temps informatique compressé”. Les grands maîtres d’hier peuvent être “samplés” par un “Pics Jockey”. Et en un clic sur la touche “copier-créer” le bug artistique peut commencer. Les pistes se brouillent, mais jamais par hasard. Pourquoi celui qui a baigné dans la culture du supermarché s’en priverait-il ? S’accaparant les icônes comme le fit jadis Warhol, Tanguy lui, les détrône en les égarant dans une forêt pétrifiée de pixels. Bienvenus dans le labyrinthique lupanar du virtuel où lyrique et pathétique font bon ménage !
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! Toutes mes créations depuis une dizaine d’années instaurent dans le coeur de la réflexion ce lien à l’univers de l’habitant de la cité. Toutes ces cités que j’ai foulées, traversant un parcours où toutes les générations étaient présentes. De “Cité merveilleuse” en passant par “Les 80 ans de ma mère”, “Être à la source”, “Être de papiers” et “Invisibility city” pour la plus récente ont toujours eu cette forme de dialogue permanent permettant à la magie du lieu de s’instruire et d’y installer l’écho de ses matières. L’oeuvre alors pourra s’instaurer et utiliser quotidiennement sa source dans cette situation précise.
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! Le travail vers l’abandon, l’accentuation, l’activité, l’acuité, l’affranchissement, l’aggravation, l’amplitude, l’augmentation, l’autonomie, la brillance, la coruscation, le débraillé, le dérèglement, la disponibilité, l’efficacité, l’élargissement, l’exemption, la faculté, la familiarité, la force, la franchise, la grandeur, la hardiesse, l’immunité, l’impertinence, l’impudence, l’incongruité, l’indépendance, l’indéterminisme, l’indifférence, l’intimité, l’irrévérence, le laisser-aller, la libération, la licence, le loisir, la marge, le paroxysme, la permission, la polissonnerie, la possibilité, le pouvoir, la privauté, la profondeur, la puissance, la relaxation, le renforcement, la rondeur, la témérité, la véhémence, la violence, la virulence, la vitesse, la vivacité, les volcans.
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! De la conception psychologique du portrait, à l’univers des fumetti* italiens, en passant par l’esthétique du studio dont la surcharge décorative et les lumières acidulées rivalisent avec les codes de la peinture, Butz&Fouque l’intrépide ouvre alors une brèche dans les pratiques les plus rigides de la photographie. Faisant fi de la naïveté apparente de sa posture elle entretient un jeu troublant dans lequel se réécrivent en filigrane quelques poncifs et autres stéréotypes de l’imagerie contemporaine, qu’elle soit artistique, publicitaire, ou encore liée à la mode. Un jeu dans lequel la plaisanterie, la parodie et le kitsch absolu ont autant de place que l’espièglerie, l’ironie ou la sensualité, qui tour à tour construisent ce personnage fétiche. (...)
*En anglais le terme “fumetti” désigne le plus souvent les romans-photos italiens. Il signifie également les “petites fumées”, en référence à l’aspect des bulles servant à faire parler les personnages.
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! En vrac n°7 - Hey honey ! - Relax - Sky - Désastres - Cool ! – Particulières n°1, 2, 3, 4, … - Free - On the road again - Voilà - Là-bas - Exit/sortie - Ghost - Tong ! - Cocks - Un Dimanche : 12.00 - Keep in touch - Ça et là - Anonymes - Bonjour - Passage - Ici - Devant les yeux / Vor den Augen - Une heure dix - Fuck - Bei Rot hier halten - ZigZag - It’s over - Pull - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Lieux, visions de lieux traversés, passages au travers de l’image sont proposés dans les installations et les livres de Sabine-Anne Deshais. Leurs axes référentiels se situent dans les interférences de tentations et d’informations aussi bien visuelles que sonores diffusées à l’intérieur des paysages qu’elle parcourt. Fragments de paysage, fragments de moments y sont saisis : prises de vue photographique, mots notés, objets repérés, bandes sonores réalisées, qui seront ensuite répertoriés à l’intérieur de banques et bases de « données ». Un mot, une image, un objet, des sons y sont choisis, extraits, cristallisés, manipulés, sur/sous dimensionnés dans leur représentation ou reproduction. Mis en relation, ils se rencontrent dans les espaces de l’installation et du livre. Voisinage soudain de choses sans rapport premier. Pas de lien direct, les éléments utilisés ne s’illustrent pas. Leurs coexistences, manipulations, mises en abyme, reflets, ombres, flux dans l’espace, paradoxes et contradictions tendent à brouiller des pistes de lecture évidente au profit du rêve et du questionnement sur la place des choses et de soi.
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! Le travail de Bruno Peinado se présente comme une florescence en extension, il se réalimente sans cesse en puisant abondamment dans toutes formes de cultures, et s’enrichit de la prolifération des références. En mixant ces diverses influences et en brouillant les ondes, il invente de nouveaux liens entre les arts plastiques et d’autres expressions culturelles, il télescope le milieu de l’art avec celui de la vie quotidienne. Bruno Peinado envisage la créolisation comme une rencontre inattendue et accidentelle, les éléments les plus hétérogènes sont mis en relation, se heurtent et s’échangent, tout en tissant des liens et en se connectant dans un vaste réseau qui se déploie et se ramifie selon une pensée rhizome. C’est un frétillant vivier qui se nourrit de tout ce qui peut l’entourer. Contaminé par toutes sortes de mondes, contaminé en permanence, Bruno Peinado assume une prédilection naturelle au mouvement.
≥ Clio Lavau in « Bruno Peinado, la question de la créolisation ».
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! Sophie Dubosc distille le trouble dans l’ordonnancement apparent des choses. Si elle évoque la question de la subversion, elle suggère aussi que celle-ci peut devenir une norme. La simplicité formelle de ses sculptures n’enlève rien à leur puissance évocatrice. Chaque proposition renvoie tant aux codes de la sculpture qu’à l’histoire ou à la politique. L’association de formes et de matériaux hétérogènes remet en jeu notre perception immédiate : tables d’écolier sagement alignées, mais recouvertes d’une épaisseur de plâtre, dans laquelle une main rageuse aurait creusé un trou, bottes en caoutchouc remplies d’un liquide noir et épais… Les titres sont là pour ouvrir des portes supplémentaires : “Arrêter le cours de l’Histoire”, “Les Vierges folles”, “Cher Guy” (en référence à Guy Môquet). Les matériaux choisis ancrent fortement les oeuvres dans le réel : plâtre, béton, huile de vidange ou tables d’écolier possèdent une valeur d’usage, une familiarité qui les inscrit dans le monde. Tout est question de point de vue, avec une conscience aiguë que tout choix est duel et peut faire l’objet d’une récupération, que toute position choisie est fragile, en équilibre précaire.
≥ Marie Cosette
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! Passionnée d’Ambiant depuis plus de quinze ans, Opale fut invitée à jouer dans le désert marocain pour le festival Morocco 2001... Quelle performance magique ce fut !! Un baptême de feu qui l’engage depuis aux quatre coins du monde à partager son amour de l’Ambiant psychédélique et sa passion pour les sons downtempo de la scène transe...À Londres, pour Chaos Unlimited, en Suisse pour le Natur’alp festival organisé par les Psyberpunk, puis Ypipoty au Brésil... Oregona en France, Shiva Moon en Allemagne, le Boom festival au Portugal, pour Pirated Machine avec les Worlds People ou à Goa... Mais aussi dans des clubs comme le Bed réalisé par Starck à Bangkok, ou d’autres à Shangaï ou Pékin... Elle mixe aujourd’hui pour le label Ambiant Ultimae et sa panoramic family : http://www.ultimae.com http://www.myspace.com/panoramicmusic et pour Mandala records : http://www.mandalarecords.org/site/indexMandala.php http://www.myspace.com/mandalarecords
Interpellée par tous les mystères de la vie, grands initiateurs qui transforment nos perceptions au gré de notre Connaissance, de notre sensibilité intuitive et de notre discernement... Le Tout, saupoudré de sons magiques, subtilement mariés à des nappes d’émotion et jouant en toute complicité avec des rythmes savants, des samples d’ailleurs, des voix du monde… Opale vous invite à la rejoindre dans l’ivresse des profondeurs… Des plus célestes aux plus tribales... Des plus sensibles aux plus mentales.
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Deux installations réalisées dans le cadre de résidences hors Fiac, sont réactivées sous le préau de l’école et dans le local de l’AFIAC, rue de l’école. — Dead Beat & Ring Modulator de Francesco Finizio, réalisées en lien avec les patients et le personnel du service de pédopsychiatrie « la Rotonde » à l’hôpital Philippe Pinel de Lavaur en juin 2007.
Pays de Cocagne de Nicolas Daubanes, une installation et une fiction réalisée par l’artiste à la suite d’une résidence au sein d’un établissement pénitentiaire pour mineurs, en lien avec des détenus et le personnel. Cette résidence a été réalisée en mai 2008, en partenariat avec l’école des Beaux-Arts de Perpignan et en collaboration avec le Ninesadrome.
Commissariat des résidences : Patrick Tarres.
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