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Quelques réalités de l'imaginaire

Dépasser la rupture entre l’imaginaire et le réel à travers les figures de la fantasmagorie comme l’étrange, le rêve, le fantasme ; c’est sur ce terrain, à la fois mystérieux, instable et troublant que le projet de FIAC s’est engagé pour 2005 et 2006.
A la différence des éditions précédentes, ce qui se trame est sans doute plus du ressort de l’espace mental et psychique que du contexte social, politique, ou économique. D’ailleurs, le rêve et le fantasme, l’intime et le désir, le plaisir ou le déplaisir ne sont-ils pas tout aussi partie prenante du contexte de cette aventure humaine et artistique ?
Mais quels rapports véritables l’imagination et la réalité entretiennent-elles ?
Quel rôle l’art joue-t-il à la jonction de ces domaines ?
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01/ Elisabeth Henry et David Putnam reçoivent Ludovic Chemarin
02/ La Cellule Familiale reçoit La Cellule
03/ Sabine Bernaud et Christophe Tellez reçoivent Carole Douillard
04/ Nicolas Pack reçoit Virginie Loze
05/ Rodolphe Collange reçoit Laurent Montaron
06/ Eva Gustafsson et Jacques Monllau reçoivent Ghislaine Portalis
07/ Martine et Jean-Pierre Garrouste reçoivent Aïcha Hamu
08/ Lila Poujade et Mathieu Lacaze reçoivent Delphine Gigoux-Martin
09/ Daisy Alvergne, Serge Créci et Axel Luberne reçoivent Evor
10/ Nelly et Jean-Pierre Boyer reçoivent Nicole Tran Ba Vang |
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« Fat Freddy LSD » Virginie Loze, 2005 / Vidéo, muet, 1mn 35 / Régie vidéo Sébastien Taillefer

Mardi 27 décembre 2005, en Vieulelle, Caraman.
De Virginie Loze à Nicolas Pack.
Te souviens-tu, Nico ? Patrick nous a présenté.
Du café, nous sommes allés chez toi ; cette maison que tu loues avec Seb, sur les hauteurs de Fiac. une habitation construite dans les années 80, avec de la pelouse devant, une haie de lauriers et un Catalpa un peu triste. Sur le côté, un grand arbre nous a abrité plus tard du fort ensoleillement de juin. Et puis, le chaos de bûches et de troncs sectionnés et déchargés là, un peu avant la pente et la limite du terrain. Pour te chauffer, tu m’as dit, et rester au coin du feu l’hiver, comme de profiter du panorama face aux Pyrénées, l’été.
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Installation video :
- deux échaffaudages montés sur la façade de la maison
- 7 projections vidéo de dessins animés dans les quatre salles intérieures
- un espadon et un piranha dans la pièce du Capitaine Yves, en bas à gauche
- un fou de bassan et des thons dans la cuisine, en bas à droite
- des dauphins dans la pièce de Lila, en haut à gauche
- des fous de bassan et orques dans la pièce de Mathieu, en haut à droite.
Par les quatre fenêtres de la maison, on peut apercevoir des dessins qui s’animent sur les murs intérieurs des chambres et cuisine.
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“... Donc, je suis ”
Installation vidéo, 2005 / 4 DVD intallés sur 4 colonnes disposées en carré / Durée : 3 mn

Chère Nicole,
L’occasion nous est donnée d’entretenir un petit courrier pour reparler de ce qui furent ces journées de l’AFIAC. Je ne t’écris pas à l’ombre des acacias, mais devant mon feu de cheminée !
On peut dire que c’est à l’ombre des acacias que se sont déroulées ces journées entre repas, discussions, réception des visiteurs et « siestes flashs » Je garde de toi le souvenir d’une Parisienne arrivant avec son ordinateur et me (nous ??) faisant oublier vaches, tracteur, bottes de balles, que tu as appelés « rôtis ficelés » en arrivant... pour nous proposer ton travail sur l’apparence et l’identité... Tout un programme...
Je t’embrasse et je laisse ma plume à Jean-Pierre...
Nelly
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Installation sonore
“On the surface everything seems fine, underneath…there are many emotions that run deep in you”
 Bonjour Patrick,
Nous avons longuement discuté avec Laurent et n’avons rien décidé... ou plutôt, avons décidé de ne rien faire... On ne voit pas comment retranscrire une correspondance que nous n’avons pas vraiment eue, et l’idée même ne nous correspond pas, nous n’en avons pas trouvé d’autres, il est à New York, je suis à Bruxelles, nous aurons une page blanche...
Bises.
Rodolphe
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Chère Aïcha,
Merci à toi pour tous les bons moments que ton séjour nous a permis de passer ensemble et surtout pour les clés que tu nous a données pour nous aider à entrouvrir quelques portes d’accès à une forme d’art que nous ignorions.
En attendant de tes nouvelles, nous t’embrassons et te disons à bientôt.
Martine et Jean-Pierre Garrouste
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Action live vidéo
Photographie, 120 X 90 cm, tirage Lambda sur Dibbon,
Courtesy G. Shwartz, Toronto
NONE, objet vivant pour un couple
Un projet en 3 actes
Acte 1 : action live en public.
Acte 2 : vidéo de l’action live, extension visuelle de l’action live.
Acte 3 : photographie, fixation du projet en une image unique.
Action Live
Christophe, saxophoniste professionnel, improvise, de face, une mélodie épurée et déconstruite, Sabine, de dos effectue une partition gestuelle sobre et sensuelle.
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« La Pièce Démontée » installation paysagère et performance.

Chère cellule familiale épicurienne recomposée,
Entre vous et nous, depuis le début, c’est une histoire de goût, n’est-ce pas ? De tables espagnoles, en apéros déjeuner, de dîners en plein air en fêtes dans les grands prés…
Une atmosphère douce pendant ce temps de latence… Un été débutant. Quel beau souvenir que ce premier déjeuner à l’ombre d’un grand arbre, où nous étions accueillies avec une telle évidence que nous semblions déjà nous connaître : l’impression de faire, en quelques heures, partie de « la famille » : les discussions animées sur le menu du repas, les fiches de cuisines sorties des tiroirs d’Odile, l’expérience rassurante de Béné, les recettes de chacune, avec les commentaires de ces messieurs (« oh oui, ta soupe aux petits pois, elle est vraiment incroyable ! »).
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Daisyderata (2005) Source d’eau noire...
Bonjour Evor,
Merci pour ta carte, bien que je ne connaisse pas Nantes, j’ai trouvé sympa que tu me montres où tu habites. J’ai pris du recul par rapport à l’expérience que nous avons vécue, ce fut très enrichissant. J’ai l’habitude d’accueillir chez moi beaucoup de monde mais là, l’enjeu était particulier. Nous devions partager un projet pour aboutir à une exposition. Ce qui a été fabuleux c’est ta rencontre. L’expérience artistique, qui au départ pour moi était primordiale, est passée au second plan, puis te connaissant un peu plus, le projet a refait surface. Ce n’était plus toi mais l’artiste qui devait s’exprimer et cerise sur le gâteau, réussir son expo !
Pendant les trois jours de l’exposition, ma maison n’était plus la même, ça m’a bousculée, j’ai mis huit jours à m’en remettre, j’ai eu du mal à retrouver mon espace de vie, soudainement si vide, je peux même te dire que quatre mois après, j’ai réaménagé l’espace, je suis de nouveau chez moi.
Tout ça a été très positif pour moi, mais bon « ça déménage ».
GENIAL !!!
Quand tu veux, on recommence, je t’embrasse très fort.
Daisy
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Descriptif du projet : le départ de l’intervention commence par un parcours labyrinthique imposé...

Mon expérience à Fiac.
Ce fut la première fois que l’on m’invitait (grâce à ce vieil hollandais volant Nieck Van de Steeg), pour intervenir à la campagne, ce qui pour moi, petit-fils de paysan m’a motivé d’autant plus que toute autre expo en galerie, centre d’art et compagnie.
Tout cela a commencé par un séjour de cinq jours pour découvrir Fiac, ma famille d’accueil et les personnages de l’association et du village par un café à thème.
La première des rencontres avec Liz et David “les ricains” a vraiment été excellente, le choix de « l’ami Patrick l’homme au sixième sens » s’avéra juste.
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Chez Eva et Jack / 3 espaces, 3 projets à caractère intime, sensuel / La cuisine, le salon, la chambre.

Ghislaine,
Comme tu le sais peut-être déjà, Patrick a demandé aux familles et aux artistes de l’AFIAC 2005 d’échanger par courrier autour de l’exposition et de l’événement pour les besoins du catalogue à venir. Je dois dire que son idée m’a déplu dans un premier temps : il me semblait difficile de reparler “à froid” d’un événement que nous avons vécu aussi intensément, autant “à chaud”.
D’une certaine manière tout y était déjà en direct-live : la découverte d’une approche artistique en générale, la découverte d’une partie de ton travail en particulier, la dimension humaine avec ce que nous avons vécu pendant trois jours et avec la rencontre d’un public qui n’arrêtait pas de défiler, même quand nous essayions d’avaler un morceau vite fait en guise de déjeuner.
Je ne voyais pas ce que pouvait amener une “médiatisation” de notre vécu, à nous d’abord mais aussi au public pour qui ça ne peut être qu’une piètre retranscription, alors que cela nous a tellement fait vibrer et vivre intensément. D’autre part, la correspondance par écrit me semble être profondément intime et correspondre pour être lu par plus de personnes que le destinataire frôle quelque part la perversion à mes yeux. Tout ceci pour mes réticences ! Fidèle à mes habitudes, j’exagère évidemment en parlant de perversion.
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Dimanche 26 juin 2005, place de Fiac Organisation : M.Edet/Bloc GMC

TELLEMAKE sort son premier EP « Moorning » en 2003 sur le label Angstrom, il y présente une hybridation musicale entre radicalisme sonore/ rythmique et un sens mélodique/harmonique émotionnellement complexe. Tellemake est un projet en constante évolution/modulation. Pour son premier album « Scarbo » (Angstrom mai 06), la distorsion laisse place à un espace où s’entrechoque le résultat de ses recherches harmoniques et texturales. Les frontières entre le Jazz, l’électronique, la pop et la musique expérimentale disparaissent, laissant place à une musique atypique. Un univers musical antagoniste où la complexité des compositions résonne d’une émotivité sincère et touchante.
Un voyage au tréfonds d’une géographie émotionnelle riche en reliefs accidentés. Une promenade langoureuse où s’entremêle les influences de Gabriel Fauré, Mark Hollis ou encore Ellery Eskelin.
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Chaque année depuis 6 ans, le dernier week-end de Juin a lieu l’exposition plus si affinité, pendant laquelle 10 artistes reçu chacun par une famille du village conçoivent réalisent et présentent une oeuvre.
La réussite de cette manifestation est difficile a comprendre, elle tient probablement d’une alchimie hasardeuse de rencontres entres des individus qui semblent n’avoir rien en commun et qui au détour d’un repas, d’un regard, d’un sourire découvrent une sincérité profonde et réciproque.
Cette émotion est contagieuse et se propage rapidement pour bientôt devenir la règle, cette béatitude ambiante et bienfaisante est source d’échange et de partage.
Mais tout ceci n’est que le mélange, manque le catalyseur pour qu’une réaction se déclenche, et la soif de découverte des hommes entre eux est remplacée par le besoin de découverte des « oeuvres ». Des émotions nouvelles en naissent et sont source d’un élan ou chacun cherche a découvrir ce qu’il a ressenti en le transmettant en toute convivialité à travers des mots simples et emprunts d’une émotion toute fraîche et débordante.
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