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Fantasmagoria et le monde mythique
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Qu’en est-il de la fantasmagorie et du mythe aujourd’hui ?
Malgré leur identification à un passé révolu, ne sont-ils pas à voir à la fois comme l’origine et l’horizon de nos imaginaires ?
Ces questions revitalisées par l’ethnologie et la psychanalyse ne peuvent-elles pas nourrir l’art d’aujourd’hui. Et pourquoi pas, en retour, êtres réactualisées par lui ?
Telles sont les questions qui ont dicté l’aventure de Fantasmagoria à Fiac et à Viterbe (1).
Une aventure comparable à la quête d’un monde supposé, comme pour renouer aussi avec la dimension magique de l’art.
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Entretien avec Michel Boccara
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Pascal Pique : Michel Boccara, mais où est donc passé le monde mythique ? S’agit-il d’un monde révolu disparu, ou bien est-il toujours actif sans que l’on s’en aperçoive vraiment ? Comme s’il avait survécu à nos modes de pensée et à nos civilisations du rationnel ?
Michel Boccara : Le monde mythique c’est comme la lettre volée, il est là en face de nous, il n’a pas disparu. Seulement, nous sommes devenu sourds, aveugles et muets. Chaque nuit nous rêvons. Et bien chaque nuit nous sommes dans le monde mythique. Mais nous nous servons de moins en moins de nos rêves. Ceci dit, il y a d’autres manifestations du monde mythique que le rêve. Nous pourrions presque dire qu’à tout moment le monde mythique est là . Sa porte reste entrouverte, mais trop souvent nous la cadenassons sans vouloir y entrer. Le monde mythique n’est donc pas quelque chose d’étranger. Nous avons inventé de nouvelles formes comme l’art pour y accéder. Mais le problème, quand on est artiste, est que l’on est autant aliéné que quand on ne l’est pas, car on s’imagine que le monde mythique est séparé du monde réel.
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Pascale Robert et René Bernardi m’ont accueillie chez eux à Viterbe. Après avoir observé longuement les lieux, j’ai porté plus particulièrement mon attention sur une portion de paysage environnant leur maison : un sous-bois abritant en son centre un gigantesque saule pleureur. La contemplation de cet arbre a fait émerger un espace plus fantasmagorique provoqué par un souvenir s’étant lui-même infiltré dans ce paysage.
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C’est une chanson qui nous ressemble… ça passe mon coeur peu à peu oubliera… si tu crois un jour que tu m’aimes… rien n’est jamais acquis à l’homme… le temps d’apprendre à vivre… laissez-moi danser, laissez-moi… le vent nous portera… je suis venu te dire que je m’en vais… ne me quitte pas… emmenez-moi, emmenez-moi…
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Le projet « Naître plus que poussière » est la réalisation de la « mue » de la chambre d’une habitation. La réalisation de cette « mue » permet, dans un premier temps, le prélèvement des poussières demeurées à l’intérieur de l’habitation. Je précise que 90% des débris qui reposent dans un habitat proviennent des occupants eux-mêmes (cheveux, peaux mortes… etc). Ainsi, lorsque je parle de « mue », je convoque aussi, par conséquent, la mémoire des corps.
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« Regards croisés » Diptyque vidéo réalisé par Isabelle Lévénez et Catherine Helmer
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Invitation
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Lorsque l’on nous a proposé de réaliser une oeuvre in situ, nous n’avions aucune idée du projet avant d’arriver sur place. Nous avons en commun de laisser les éléments se mettre en oeuvre d’eux-mêmes.
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Lotissement.
Installation photographique et sonore. Lotissement oppose un ancien monde (rural) à l’actuel (« néorural »).
Ici, le décalage des situations correspond aussi à une distinction entre ceux qui les vivent.
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 mes fantômes brigitte et pascal sont les heureux propriétaires d’un château du 17ème où des paons et la parole se promènent en liberté. brigitte s’occupe des chambres d’hôtes et pascal consacre une infime portion de ces journées hyper-actives à son métier de plaquiste.
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A Fiac, Marianne expose cinq dessins format grand aigle aliénés à cinq sculptures au sol. Ces dessins sont des représentations libres de catastrophes naturelles ponctués de personnages et de signes issus de la mythologie mais aussi de la pop culture – le séisme – l’avancé du désert – l’éruption volcanique.
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Voyage au centre de la Terre de Henri Levine / 1959 avec James Mason, Pat Boone et Arlene Dahl / Studios Walt Disney un ciné-concert par King Kameha & WarmBaby proposé par Arnaud Maguet La nature illusionniste du cinéma est une nature au second degré. (…) Les appareils, sur le plateau de tournage, ont pénétré si profondément la réalité elle-même que, pour dépouiller de ce corps étranger que constituent en elle les appareils, il faut recourir à un ensemble de procédés techniques particuliers.
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« Grenadille est une sculpture onirique réalisée lors de la résidence 2009/2010 au collège Marcel Pagnol de Mazamet. Elle s’inscrit dans une thématique proposée à tous les élèves autour du végétal. Si « Grenadille » s’inspire formellement d’une fleur de la passion, elle n’en est pas moins une interprétation.
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Nos pensées qui [apparemment] nous viennent comme ça, ce sont les arbres qui nous les envoient. Les arbres, je les considère comme notre antenne cosmique. L’arbre est un émetteur - récepteur. Il ne nous vient pas à l’idée que les arbres sont au courant de tout ce qui se passe. Tout ce que l’on pourrait apprendre de l’au-delà [des mondes invisibles] passerait par ce médium là .
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