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Artites invités : Abdelkader Benchamma, Laurence Cathala, Marie Dainat, Gaël Bonnefon, Rémi Groussin, Lionel Sabatté, Ingrid Obled, Studio 21Bis, Hugo Verlinde, Maeva Barrière.
Commissariat : Patrick Tarres, Directeur artistique de l'AFIAC / Valérie Mazouin, Directrice du Centre d'Art Contemporain La Chapelle Saint-Jacques / Arnaud Fourrier, Directeur du Centre d'Art Le Pavillon Blanc.
LA THÉMATIQUE DE LA 14ème EDITION
Difficile d’évoquer le spectaculaire sans convoquer directement ou indirectement la pensée de Guy Debord qui, dans La société du spectacle, critiquait le fétichisme de la marchandise pour dénoncer le pouvoir aliénant de cette dernière au service du capitalisme. Nous ne nous y attarderons pas car nous devrions aujourd’hui en être convaincus. À l’heure où tout ce qui peut faire image fait spectacle, le champ de spectacularisation s’étend au-delà de toute éthique, posant ainsi la question esthétique qui sépare le spectaculaire du sublime, au sens de pouvoir et effectivité de l’œuvre d’art.
Les artistes invités à participer à cette 14ème édition de + si affinité ne font pas spectacle, pourtant ils jouent avec nos sens jusqu'à les troubler, ils peignent le grandiose pour le dépeindre ou le dessinent à dessein, invoquent le merveilleux comme le monstrueux, érigent le minimal en monumental ou l’inverse, installent des décors et pratiquent le faux, utilisent le son, l’image et les nouvelles technologies, leur palette d’effets semble empruntée au cinéma comme au spectacle vivant. Ce qui est différent, c’est la propension qu’ont ces acteurs de l’art contemporain à faire place à l’expérimentation, au hasard et à l‘accident, c’est peut-être en cela que réside la différence, leur spectaculaire est aléatoire.
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Edwige, Alain Fournié et leurs enfants accueillent
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Le Golf des Etangs de Fiac accueille
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Myriam Botto, Christophe Deflorenne et leur fille Mila accueillent Ingrid Obled
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Marek Kastelnik, Charlène Moura, Vincent Verlinde, Mathieu Chiva accueillent
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Dominique, Luc, Laura, Maxime, Antony et Marie Terrieux accueillent Abdelkader Benchamma |
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Accueil du public et information à la mairie de Fiac / un plan de l'itinéraire balisé vous sera remis. Pendant les trois jours : entrée libre et gratuite sur les dix lieux d'exposition.
Vendredi 28 Juin
18 h 30 : Place du Four à Fiac. Vernissage : conception Maëva Barrière.
20 h 30 : Ouverture de l'exposition / Visite nocturne.
Samedi 29 Juin
10 h - 19 h : Ouverture de l'exposition.
20 h : Place du Four à Fiac Repas thématique " SPECTACULAIRE ALÉATOIRE " et des surprises... Participation aux frais : 14 euros.
ATTENTION Réservation indispensable sur www.villagenda.com.
Dimanche 1er Juillet
10 h - 19 h : Ouverture de l'exposition.
20 h 00 : Place du Four à Fiac. Soirée de clôture. Restauration sur place et des surprises.
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Rien ne dérang e et ne fascine autant que l’espace. L’histoire de l’homme est aussi celle de son rapport à l’espace. Ma ligne d’horizon ? L’Espace-Entité. Je m’attache à décrire dans chacune de mes pièces un espace vivant qui serait en même temps un espace conscient. Mon medium ? L’ordinateur. Une machine dont les artistes se sont emparés dès les années 50. Les plus sorciers d’entre eux en ont ouvert le ventre, et dans les entrailles de la machine, quelques-uns y ont vu l’annonce d’un nouvel instrument de poésie. L’histoire de l’art s’entremêle aujourd’hui de mille façons à celle de l’ordinateur. Mon matériau ? Les courbes mathématiques, loi interne de tous ces univers en devenir...
Hugo Verlinde |
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Les notions d’îlots et d’archipel, de figuration et d’abstraction, de tas et de surface,de solide et de gazeux, du vu et de caché, participent à l’inventaire des ingrédient avec lesquels Benchamma a choisi de composer. Exécuté au feutre et à l’encre noire, technique exclusive chez l’artiste, il pourrait passer aisément pour emblématique de sa démarche, si ce n’était qu’au fil du temps, le travail a débordé le cadre restreint de la feuille de papier pour conquérir l’espace autour d’elle.
Philippe Piguet
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En 2006, je suis lauréate du Concours International de Composition Electroacoustique Musicà Viva à Lisbonne et ma pièce “Si je regarde…” est éditée sur le label Miso Record en 2007. Je pratique la composition autant que l’improvisation avec la matière considérant les sons sans hiérarchie de provenance : murmure, silence, mise en lumière de l’infime et de l’imperceptible…
Ingrid Obled
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Du trash de sa meute de loups en moutons de poussière, au raffinement du dessin et des coloris proche du maniérisme de ses peintures animalières, Lionel Sabatté est capable du grand écart, sans pour autant dévier de sa ligne. Se faisant chasseur-cueilleur de traces afin de réunir le matériau de son oeuvre, il s’intéresse au vivant et à sa régénération perpétuelle.
Catherine Rigollet (Avril 2012)
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Rémi Groussin semble à l’évidence destiné au métier de chorégraphe, mais le regard acide et fulgurant qu’il jette sur le monde ne peut se limiter à un format d ‘expression circonscrit. Sa pratique plastique tient son étendue à l’état de fuite et vise avec nonchalance le média comme on tient un flingue en plastique. Sous le dôme instable du performatif, le travail se déplace plus vite que son ombre et laisse sur son passage le signe d’une déviance. Vidéos, sculptures, performances se poursuivent pour figurer la vanité de nos pratiques sociales.
Lucille Uhlrich (2011)
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Beaucoup d’oeuvres de l’artiste évoquent cette capacité des appartements bourgeois à être conjointement des lieux particulièrement riches d’évocations fantastiques et des espaces inquiétants dans lequel objets et motifs semblent instables. Loin d’être une critique de cet univers, le travail de Cathala invite plutôt à pénétrer un monde placé sous le signe du délitement. C’est, par exemple, un Plancher (2006) que l’artiste donne à voir, méritant ici amplement son nom de ‘flottant’. Comme secoué par un tremblement de terre, celui-ci est devenu sinueux comme une plage de sable fin à marée basse. (...)
Camille Paulhan
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Parti prenant du mécanisme de la chute, le geste photographique de Gaël Bonnefon fige avec ténacité l’éreintement de ces nuits désoeuvrées. Happé par ce tumulte incessant il participe à ce cycle où tout n’arrête pas de mourir et de renaître. Il s’y exerce dans une traque frontale et sans concession, accidentant les scènes traversées, animal, il fouille avec insolence le quotidien pour en dévoiler son irréversibilité, en pointer les rouages et les règles.
Mickaël Soyez
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Le binôme Romain Demongeot et Laurent Lacotte, créateurs du Studio 21bis, trouve écho à ses réflexions environnementales, culturelles et existentielles dans le carton, son matériau de prédilection. À partir de celui-ci, il fait apparaître, dans l’espace urbain, des objets fragiles, des dispositifs éphémères questionnant notre rapport à l’habitat, aux sphères publiques et privées. Imbriquant l’art et la vie, les processus de création participent également d’une envie de fédérer autour des enjeux inhérents aux territoires investis. La démarche est artistique, se joue de codes et de symboles architecturaux, participe de l’imaginaire collectif et s’oppose au fétichisme contemporain. D’une philosophie de l’abandon naît une critique de l’oeuvre réifiée.
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C’est une histoire de sous-bois et de branches, de forêts et de bancs, de feuilles déployées et de futaies plus claires, une histoire qui tisse plusieurs fables ensemble ; une histoire d’un autre temps, mais est-ce sûr ? Ce monde-là se dit par son détour, et le dessin (puisque c’est bien de dessin qu’il s’agit) est là; cette très subtile manière de figurer un monde en le taillant dans le vif, en ciselant ces motifs dans l’air qui les dessine... Ce monde-là se dit par sa part d’ombre ; ses silhouettes y sont taillées dans un noir d’encre et ces jardins merveilleux n’éclosent qu’à l’abri d’épaisses frondaisons; sous les hautes branches des pins, les tapis d’acanthes, plantes ombreuses s’il en est, déroulent leurs feuillages, et, dans l’entre-deux, une scène éternelle se joue... D’autres fois, des figures isolées sont égrainées sur les murs mêmes et dessinent dans le vide d’autres fables ouvertes et suspendues qui forment le contrepoint exact de ces jardins clos...
Dominique Ferrat
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