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FANTASMAGORIA le monde mythique
De Fiac à Viterbe, les 25, 26 et 27 juin 2010
Avec Michel Boccara, Céline Cléron, Gilles Conan, Nicolas Daubanes, Mohamed El Baz, Catherine Helmer, Isabelle Lévénez, Arnaud Maguet, Elsa mazeau et Marianne Plo.

Historiquement et étymologiquement, à la fin du XVIIIème siècle, les fantasmagories étaient des sortes de spectacles où le public venait assister à des manifestations fantastiques. Les ordonnateurs de ces séances jouaient autant sur les illusions produites par les lanternes magiques (provoquant des apparitions de fantômes, de spectres, ou d’esprits), que des phénomènes peu connus alors, pourtant issus d’expériences scientifiques par des manipulations physiques ou chimiques. Dans un curieux mélange d’occultisme et d’esprit scientifique, il s’agissait de provoquer des réactions sensibles face à des expériences multi sensorielles et immersives.
Ancêtres du cinéma et de certaines « installations » artistiques contemporaines, ces sortes de rites de passage entre l’ésotérisme et l’exotérisme correspondent à une période charnière de la pensée moderne qui va bientôt vouer un culte à la raison.
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Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn)
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Michel Boccara, chercheur au CNRS, directeur de recherches à l’Université de Paris 7, est avant tout un généraliste. Après une maîtrise de philosophie sur la notion de Gai savoir, inspirée par Rabelais et Nietzsche, il part au Mexique et commence un travail avec les Mayas du Yucatan (Mexique). Cette recherche le conduira à apprendre la langue et à devenir membre de cette communauté. Pour pouvoir communiquer avec un public plus large, il utilise l’outil cinéma à partir de 1983 et met en place une recherche sur les sources de l’expression : danse, théâtre, écriture-dessin-peinture, cinéma… qui permettent de multiplier les approches croisées sur une société dont la mondialisation n’a pas attendu l’économie capitaliste pour exister. Il travaille aujourd’hui avec les sociétés suivantes : les Mossi du Burkina Faso, les Mina, Ewé et Gué du Togo, les Mayas du Yucatan, les Savoyards de France et du Val d’Aoste (Italie), les Lotois (France), les premiers Australiens – encore appelés Aborigènes australiens pour les distinguer des émigrants anglais qui ont conquis le pays.
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Céline Cléron porte un regard encyclopédique sur le monde, elle croise les univers et les époques, le paléolithique comme le XVIIIe siècle. Elle compose avec les phénomènes observés dans la nature des œuvres hybrides associant jeux de mots et de formes. Un ensemble de procédures multiples lui permettent de métamorphoser les choses inanimées et les êtres vivants. Ainsi, l’artiste crée une sculpture en étroite collaboration avec des abeilles. Ailleurs, des mannequins de couturière se muent en une vision du corps, infidèle et déformante et acquièrent la corpulence et les postures d’animaux.
Ses jeux de glissements sémantiques et visuels lui permettent de travailler à partir d’un large choix de matériaux et de supports: sel, rince-doigts, tissu, cire, ballons, fossiles, dessin, photographie, vidéo. L'artiste travaille parfois à quatre mains et interpelle les compétences artisanales et les savoir-faire les plus divers : costumière de la Comédie Française, Manufacture Nationale de Sèvres, apiculteur, taxidermiste…
  
Céline Cléron est invitée à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn).
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un paradigme du préservatif. issu de la lumière. lumière de scène. lumière de danse. moins de lumière, plus de lumière. emprunter les progressions de la réduction : compensations énergétiques, réitérations, inversions, cinétisme, surcompensations énergétiques, technologies réfléchies, lumière négative, perspectives, sous-consommations, pulsations, alternances, luminance, désintégrations soutenables, rondes, photovoltaïque, veilleuses, vers luisants, obscurité, lumière inversée, extinctions ...
gilles conan est invité à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn).
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Ma vie et mon travail se nourrissent réciproquement. Souvent sur des faits autobiographiques (réels ou imaginaires), mes travaux évoquent les mêmes questions que posent les natures mortes des vanités. Quelle importance a la vie terrestre ? Que reste-t-il de notre passage ? Le souvenir et son expérience sont mon médium, que ce soit dans l’évocation d’un passé vécu ou dans la création de mémoires. La présence de la mort dans mes propositions n’est là que pour accentuer mon désir de parler de la vie, d’une échappée, d’un pari sur le futur. Mes réalisations se traduisent souvent par la mise en place de dispositifs que d’autres personnes doivent activer, que ces derniers soient vivants ou pas.
Nicolas Daubanes
  
Nicolas Daubanes est invité à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn)
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Le travail de Mohamed El Baz se développe sous le titre générique : "Bricoler l'incurable, détails" depuis 1993. Chaque projet, chaque exposition est un fragment, un détail d'un ensemble en devenir. Les bribes de paroles, d'images, d'actions, d'objets, de textes organisent l'œuvre comme autant de plaies du quotidien. Nommer le réel pour en extraire ses fragments de vie, de sentiments ou de révoltes. De détails en détails, le projet s'élabore au fur et à mesure comme en attente de rassemblement. [...] Trois orientations définissent les bases suivantes : le quotidien, l'autobiographique, le ludique au travers desquelles Mohamed El Baz transgresse les frontières et les catégories. L'œuvre elle-même devient nomade et se mue en une autre histoire. Les fragments s'associent les uns aux autres pour constituer un nouvel ensemble.
Entremise(s), Anne Kerdraon

Mohamed El Baz est invité à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn).
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Ce qui m'intéresse profondément ce sont les limites toujours existantes entre notre discours intérieur, la façon dont nous le transmettons à l'autre, et les sentiments non-dits, conscients ou non, qui "flottons" entre les deux: défauts, plis, grimaces, émotions, perturbations, tout ce qui n'est pas maîtrisé. Observer ce qui nous envahit. Parler de cette tentative de parole et d'équilibre moral au quotidien, de la difficulté de communiquer, là où nous tenons pourtant le même langage, du malentendu entre la compréhension et l'interprétation, de la façon dont notre corps trahit notre pensée. Films, dessins, installations, et bandes sonores tentent d'être l'expression de ces formes d'aliénations et d’être.
Catherine Helmer
 
Catherine Helmer est invitée à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac .à Viterbe (Tarn).
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Depuis 1995, mon travail explore et interroge le corps comme espace à découvrir, motif et sujet central du travail plastique, à travers plusieurs médium : dessin, vidéo et photographie. Qu'il soit le mien ou celui de l'autre, le corps est mis en scène, transformé, maquillé, masqué, retouché, estompé.
J’aime à manier les contraires et l'ambiguïté. Les images, les titres de mes ?uvres, les phrases que j’écris sous-entendent le plus souvent autre chose, une histoire, un souvenir, un secret, quelque chose de l'intimité profonde, et jettent un trouble en suggérant des fragments du réel dans un jeu entre innocence, rêves et fantasmes, entre douceur et violence.
Isabelle Lévénez
 
Isabelle Lévénez est invitée à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn).
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Arnaud Maguet feat Warmbaby
Extrêmement diversifiée, l’œuvre d’Arnaud Maguet interroge les fondements de la subculture des années 50 à 70. Partant en premier lieu de la sphère musicale (rock’n’roll, punk, krautrock, hip-hop, free jazz, psychédélisme...), tout en croisant les films expérimentaux de Kenneth Anger ou Andy Warhol, le graphisme D.I.Y., la littérature underground, le cinéma populaire (et toutes les lettres qui le classifient, de B à Z et vice-versa), c’est un grand nombre de légendes plus ou moins connues qui sont convoquées. Le lien qui réunit ces dernières se constitue autour d’une esthétique « garage » – ou comment, après avoir raté dans l’urgence et en beauté le modèle espéré, on finit par s’émerveiller du résultat plutôt que de s’en accommoder. À l’instar de T.W. Adorno qui soulignait le «caractère fétiche dans la musique», les pièces d’Arnaud Maguet transforment toutes ces légendes en reliques de notre mémoire collective, amplifiant ou déformant les fictions. Il construit ainsi une œuvre dans laquelle chaque élément rajouté complète le programme d’un spectacle qui se forme au moment même de sa réalisation, créant un label de musique (Les Disques en Rotin Réunis), tout en devenant lui-même membre de groupes (Alpha-60, Beauty & the Beat, the Groovers, Finger On You).
  
Arnaud Maguet est invité à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn). |
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Elsa Mazeau provoque des rencontres avec des inconnus qui deviennent modèles, acteurs ou narrateurs. Sa manière d’être dans l’urgence la place dans l’obligation de construire à partir de situations déjà constituées, le plus souvent dans des espaces publics. Empruntant simultanément à l'intime et au public, au passé et au présent, elle tente de convoquer la poésie et l’humour autour d’une question fondamentale : « qu’est-ce que je voudrais être et que je ne suis pas ? ». L'occasion pour chacun de faire état de choix de vie déterminants en utilisant le langage comme vecteur social mais aussi comme marqueur d'une singularité en ébauche perpétuelle. En abordant la question de la construction de l'identité et de notre appartenance au monde, ces portraits dessinent un espace de possible réinvention. Cadrés individuellement, ces personnages pointent l’impossibilité de partager leur solitude. On s’aperçoit que l’identité est fragile, qu’on peut la perdre ou en changer, que nous sommes en quelque sorte une somme d’identités mobiles. Ses œuvres nous renvoient aux codes de l’image de communication qu'elle utilise pour mieux pointer les mutations de nos mondes en voie de globalisation. Les décalages opèrent et créent un espace rapide de propulsion qui nous conduit à reconsidérer nos pensées et nos origines. L'intention d'Elsa Mazeau est de provoquer la disparition du temps et la construction d’une géographie de l’espace mobilisé au service des corps afin d’inviter à un espace social différent.
  
Elsa Mazeau est invitée à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn). |
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Mon travail se développe autour de la notion de glissement et de mouvement car il avance comme une sorte de réaction en chaîne qui se déclenche lorsqu’on se met à explorer le monde. Ma pratique s’effectue quotidiennement à travers le dessin, cependant cette pratique se trouve régulièrement parasitée et expérimentée par le volume, la photographie ou encore la vidéo. Mes dessins sont des collages inspirés de l'actualité, des contes, des légendes et des icônes populaires afin de créer un jeu de coïncidences, une mythologie personnelle. Les objets du monde juxtaposés offrent-ils une lisibilité? L’intention serait d’expérimenter des agencements, un tenir-ensemble d’éléments hétérogènes, où se croisent de multiples récits que nous aurions à décrypter. Tenter de trouver un sens caché.
Marianne Plo


Marianne Plo est invitée à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn).
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