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FANTASMAGORIA le monde mythique
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De Fiac à Viterbe, les 25, 26 et 27 juin 2010
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Avec Michel Boccara, Céline Cléron, Gilles Conan, Nicolas Daubanes, Mohamed El Baz, Catherine Helmer, Isabelle Lévénez, Arnaud Maguet, Elsa mazeau et Marianne Plo.
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Historiquement et étymologiqueÂment, à la fin du XVIIIème siècle, les fantasmagories étaient des sortes de spectacles où le public venait assister à des manifestations fantastiques. Les ordonnateurs de ces séances jouaient autant sur les illusions produites par les lanternes magiques (provoquant des apparitions de fantômes, de spectres, ou d’esprits), que des phénomènes peu connus alors, pourtant issus d’expériences scientifiques par des manipulations physiques ou chimiques. Dans un curieux mélange d’occultisme et d’esprit scientifique, il s’agissait de provoquer des réactions sensibles face à des expériences multi sensorielles et immersives.
Ancêtres du cinéma et de cerÂtaines « installations » artistiques contemporaines, ces sortes de rites de passage entre l’ésotérisme et l’exotérisme correspondent à une période charnière de la pensée moderne qui va bientôt vouer un culte à la raison.
Période qui va aussi laisser derrière elle toute une cohorte de mythes, de légendes et d’imaginaires dont il subsiste pourtant des traces fossiles aujourd’hui. Cette part mythique de la culture humaine, en deçà de ses figures récurrentes et tutélaires, ressort bien du processus fantasmagoriÂque. Il s’agirait d’une expérience source qui vient perturber les imaginaires pour susciter d’autres configurations mentales.
Qu’en est-il de la fantasmagorie et du mythe aujourd’hui ? Malgré leur identification à un passé révolu, ne sont-ils pas à voir à la fois comme l’origine et l’horizon de nos imaginaires ? Ces questions réactualisées par l’ethnologie et la psychanalyse semblent redynaÂmiser tout un pan de la création contemporaine sans pourtant avoir encore été abordées sous cet angle et à cette échelle. À la suite des expositions NéoFutur et DreamTime en 2008 et 2009 aux Abattoirs à Toulouse, de même que les dernières éditions de Fiac (Transrituels 1 & 2, puis Totems sans tabous), qui ont instruit et réouvert le processus fantasmagorique, c’est ce phénomène que souhaite aborder et explorer plus profondéÂment l’exposition Fantasmagoria à l’occasion du dixième anniversaire des Abattoirs, tout en conviant le public à renouer peut-être avec la dimension magique de l’art.
Cette année la résidence d’artistes de Fiac est étendue à Viterbe (village jouxtant Fiac).
Pascal Pique et Patrick Tarres
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