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Elsa Mazeau provoque des rencontres avec des inconnus qui deviennent modèles, acteurs ou narrateurs. Sa manière d’être dans l’urgence la place dans l’obligation de construire à partir de situations déjà constituées, le plus souvent dans des espaces publics. Empruntant simultanément à l'intime et au public, au passé et au présent, elle tente de convoquer la poésie et l’humour autour d’une question fondamentale : « qu’est-ce que je voudrais être et que je ne suis pas ? ». L'occasion pour chacun de faire état de choix de vie déterminants en utilisant le langage comme vecteur social mais aussi comme marqueur d'une singularité en ébauche perpétuelle. En abordant la question de la construction de l'identité et de notre appartenance au monde, ces portraits dessinent un espace de possible réinvention. Cadrés individuellement, ces personnages pointent l’impossibilité de partager leur solitude. On s’aperçoit que l’identité est fragile, qu’on peut la perdre ou en changer, que nous sommes en quelque sorte une somme d’identités mobiles. Ses œuvres nous renvoient aux codes de l’image de communication qu'elle utilise pour mieux pointer les mutations de nos mondes en voie de globalisation. Les décalages opèrent et créent  un espace rapide de propulsion qui nous conduit à reconsidérer nos pensées et nos origines. L'intention d'Elsa Mazeau est de provoquer la disparition du temps et la construction d’une géographie de l’espace mobilisé au service des corps afin d’inviter à un espace social différent.
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Elsa Mazeau est invitée à la 11ème édition de + si affinité : Fantasmagoria, le monde mythique, festival d’art contemporain, les 25, 26 et 27 juin 2010 de Fiac à Viterbe (Tarn).
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