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« Régis Perray incarne un geste, une attitude : son corps lave ce sur quoi nous marchons et parfois ce sur quoi nous ne posons jamais les yeux, ce derrière ou sous quoi nous n'allons rien chercher. Déterrons-nous souvent des choses ? Sommes-nous curieux de ce qui peut exister sous les sols ? Qu'on le voie, qu'on assiste au nettoyage, peu importe – l'artiste se situe loin de toute attitude de performer. Le lieu est important, son réveil. Les objets de nettoyage, les traces photographiques et les vidéos sont des témoins pour dire : ça existe, c'était caché mais je l'ai redécouvert. Le choix du sol est, chez Régis Perray, étranger à la poursuite d'une énième opposition à la verticalité des cimaises et à la planéité/encadrement des tableaux. Il s'agit plutôt de prendre le sol non pas tant comme un genre d'accrochage ou d'installation, mais comme sujet. Il collecte les sols – archivage de dimension planétaire – en collectant des actes ou des objets d'entretien, en archivant du travail comme effort et transformation de lieux. »
Maud Le Garzic
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